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Facebook : la taille ne fait pas le plaisir…

4
Juil

Bien que l’on parle d’une récente « fuite » de Facebook de la part des internautes, le numéro un des réseaux sociaux est toujours bien présent (voir le Blog du Modérateur). Ses 1,11 milliards d’utilisateurs ne diront pas le contraire.
Conscientes de la vaste population que compte Facebook, les marques et entreprises ont aujourd’hui compris tout l’intérêt qu’elles avaient à y être présentes en y créant une page.

Une fois celle-ci créée, il semble qu’un des principaux objectifs de ces marques soit d’obtenir le plus grand nombre de “fans” possible.

Pourquoi cette course aux « likes » ? Quels effets lorsqu’on achète des fans sur la communauté ? Est-ce vraiment une solution magique ? Réponses.

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Pourquoi cette course aux « likes » ?

Sans être une finalité en soi (si vous engagez une stratégie sur Facebook dans le seul et unique but de compter vos fans, passez votre chemin), le nombre de fans qu’une page peut obtenir est toujours perçu comme un élément important.
Ce chiffre fait en effet parti des éléments les plus visibles lorsque l’on arrive sur une page Facebook.

En effet, les 2 premiers éléments textuels les plus visibles lorsque l’on découvre une page Facebook : son nom et son nombre de fans.

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En arrivant sur une page Facebook, les internautes vont en effet très rapidement regarder son nombre de fans, perçu comme un gage de popularité. Sur les réseaux sociaux comme ailleurs, l’effet de masse fonctionne toujours : si tout le monde aime ça, ce doit être génial et je vais aimer moi aussi ! Une page ayant un grand nombre de fans est donc plus susceptible d’en attirer de nouveaux et d’être perçue comme digne d’intérêt.
L’étendue de l’influence sociale est un des axes fondamentaux de la psychologie sociale !

Où sont les fans ?

Mais comment recruter des fans ? Existe-t-il une recette miracle ?
On peut tenter d’analyser les stratégies de diverses pages dont les milliers, voire millions de fans font rêver. Le blog AllFacebook.com publiait récemment une infographie présentant son analyse de la façon dont Walmart a réussi à obtenir 30 millions de fans sur sa page Facebook .
On peut y retenir plusieurs techniques aidant à acquérir des fans : une animation quotidienne avec une grande fréquence de publication, une bonne interaction avec les internautes par de nombreuses réponses, un choix judicieux des types de contenus publiés ainsi que de leur format.
Tout est question de temps et d’une stratégie globale mûrement réfléchie.

L’envie d’un grand nombre de fans d’un côté, le manque de temps de l’autre, certains décident parfois d’utiliser la voie rapide en ayant recours à l’achat de fans Facebook. On trouve en effet de nombreux sites proposant d’obtenir un grand nombre de fans, rapidement, anonymement et à des prix très compétitifs.

Alors pourquoi s’en priver ?

L’achat de fans : quels effets ?

L’équipe d’Inflexia a testé pour vous !
En faisant une recherche dans Google, notre choix porte sur une des premières annonces sponsorisées trouvée sur Google : pour 15 euros, 1500 fans !

C’est parti pour le test !

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La page test utilisée est Infoxygene (un des sites personnels de Kevin Gallot) qui dispose à son lancement de 23 fans.
Cette page, non utilisée, fait partie des pages “labos de test” Inflexia pour des publications en tout genre.

Après la commande, quelques jours passent.. et le 1er juin, la première salve de fans arrivent. 7 jours plus tard le millier de fans attendu arrive comme par miracle.
Ainsi, en quelques jours, la page Facebook passe de 23 fans à plus de 1700 fans.
Premier effet Kiss Kool

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La désillusion fait vite son arrivée après l’euphorie du volume.

Deuxième effet Kiss Kool : la claque !
2 points majeurs nous sautent aux yeux :

  • la provenance des fans
  • la portée des publications (le reach)

La provenance ?

Début juin, la ville la plus populaire de mes fans fraîchement acquis est : “Ho Chi Minh City”.
Et quelques jours plus tard, le Vietnam est détrôné par la ville turque “Istanbul”.
On peut se poser la question de la pertinence de publications françaises pour un public qui ne maîtrise pas la langue de Molière…

ville

La portée ?

Selon le baromètre Agorapulse, la portée moyenne sur 5700 pages est de 22% (voire de 19,5% selon Edgerankchecker)
La portée des publications auprès des fans Infoxugène est de… 0,8% (soit 14 vues pour 1700 fans). Quel score !

vues
Dans ce graphique, au total 62 vues sur une période d’1 mois pendant l’acquisition des 1800 fans.

Et lorsque l’on sait que la visibilité augmente avec les interactions, le calcul est vite fait : aucune interaction à attendre avec ces fans. Et ces fans vont de facto réduire la portée des publications, même avec de futurs nouveaux fans bel et bien réels…

Quels enseignements ?

Face à la problématique de “recrutement” de fans et étant donné le temps consacré, il est aussi pertinent -pour nous- de tester ces méthodes de recrutement sauvages. Mieux connaitre ces méthodes, c’est être plus convainquant face à des demandes de ce type.

L’enseignement est de 3 types :

La visibilité

En suivant les moyennes du edgerank, plus il y a de fans, moins les publications vont être visibles.
En diluant vos vrais fans par des fans “fantômes” venant du monde entier, votre potentiel de toucher les vrais fans décroit en conséquence. Et pour de nombreuses marques, les fans sont des clients, prospects ou prescripteurs.
La visibilité est donc diminuée de manière proportionnelle.

L’interaction

Les nouvelles publications risquent de perdre de manière significative leur engagement.. et une page Facebook sans interaction, n’est ni plus ni moins qu’un banal catalogue. Ce manque d’engagement entraîne une baisse significative de visibilité.

La crédibilité

Quel honneur pour une marque qui use de telles pratiques ? Dans l’environnement des professionnels du marketing, si cette forme de “triche” est découverte, les critiques fusent !
A noter aussi, outre la provenance, c’est la tranche d’âge des fans (visible publiquement)… Elle doit rester en cohérence avec votre cible et… le bon sens !

 

Laure Woets & Kevin Gallot – Inflexia